Eloisa de Jesús Obando – Coopérative La Sureñita – Honduras

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On poursuit avec la coopérative La Sureñita et les extraits du portrait d’une de ses membres. Eloisa intervient en tant qu’ouvrière au niveau du long processus de transformation que requiert la noix de cajou avant de pouvoir être emballée, expédiée et engloutie !
Récit en sons et en images !

Photographies : Julie Hauber / Prise de son : Lenin Gudiel

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Je m’appelle Eloisa de Jesús Obando, je vis à La Constancia et je travaille à la coopérative Paz y Union*. Mon travail consiste à intervenir au cours du processus de transformation de la noix de cajou et lors de l’étape finale de préparation du produit fini qui consiste en l’ajout de sel, de sucre ou de piment.

* La Sureñita est le nom commercial utilisé par les 3 coopératives de transformation de noix de cajou créées dans le cadre du projet Pasas de Maranon. La coopérative Paz y Union fait partie de ces 3 coopératives.

 

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J’ai commencé à l’époque où débutait la promotion de ce projet. A ce moment là, j’étais à la maison, j’avais 13 enfants et je me suis dit : « je vais allez travailler et voir de quoi il s’agit », parce que c’était nouveau. Et en même temps que j’ai commencé à travailler, je me suis formée et j’ai fait partie du conseil d’administration, en tant que présidente, vice-présidente, administratrice, toujours dans l’idée de venir en appui aux camarades du mieux que je pouvais. Plus personnellement, quand j’ai commencé à prendre part au projet, mes enfants étaient à l’école, et comme j’ai commencé à travaillé et que mon époux travaillait lui aussi, nous avons pu faire en sorte qu’ils poursuivent leurs études et la majorité d’entre eux sont maintenant diplômés. Je ne me suis jamais laissée abattre sous prétexte d’avoir une si grande famille, j’ai fait en sorte que mes enfants m’aident dans le cadre de mon travail, selon leurs moyens, pour le transport de sacs (de noix de cajou) par exemple. C’est comme ça qu’on s’en est sortis. Maintenant ils sont professionnels et ont trouvé un emploi ailleurs. Tout cela est le fruit de ce que j’ai semé à l’époque.

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Ce dont je me sens la plus fière c’est de voir que nos efforts n’ont pas été vains. Imaginez-vous que nous avons été jusqu’à recevoir des prix pour notre travail. Ça me remplit de fierté de constater qu’on est allées de l’avant et qu’on a réussi, comme femmes et comme paysannes. Vous savez bien que les paysans sont généralement laissés pour compte par le gouvernement, mais nous autres, comme paysannes et en nous organisant, nous avons fait en sorte d’être reconnues au niveau national et international.

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Nous devons faire en sorte que notre activité et la qualité des produits que nous proposons puissent se maintenir voire croître pour que nous puissions continuer à progresser. Personnellement, je pense que tant que je pourrais marcher, je continuerais à participer à ce projet. C’est mon objectif, parce que tout ce que j’ai appris, ce que je suis, je le dois au projet.

admin

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